Carlos Ghosn : 8 millions d’euros pour sa libération

Carlos Ghosn : 8 millions d’euros pour sa libération

Carlos Ghosn sera resté plus de 100 jours derrières les barreaux japonais © World Economic Forum

Après un appel formulé par le parquet de Tokyo, la décision a été confirmé par le tribunal de la capitale nippone. Le montant de sa caution est fixé à 1 milliards de yen. 

« Je suis innocent et résolument déterminé à me défendre vigoureusement dans un procès équitable contre ces accusations sans fondement », Carlos Ghosn s’est brièvement exprimé dans un communiqué après la décision de justice japonaise. 

L’ex-PDG de Renault, en détention depuis le 19 novembre 2018 va enfin pouvoir être libéré sous caution. Une caution fixée par à un milliard de yens (soit environ 8 millions d’euros)

Un nouvel avocat japonais qui a su faire la différence

Il faut dire que Carlos Ghosn avait jusque-là un autre avocat qui n’avait pas réussi à alléger les conditions de détentions de l’homme d’affaires. Selon des observateurs locaux, cela serait notamment du au fait que son précédent conseil était un ancien procureur et qu’il n’aurait pas « argumenté suffisamment face au juge » et gardé son point de vue de procureur. 

Le nouvel avocat, Junichiro Hironaka, aura réussi à prouver la bonne volonté de Carlos Ghosn pour rester à la disposition de la justice japonaise. En autres, le conseil de l’homme d’affaire a proposé « de limiter ses communications avec l’extérieur par ordinateur et une surveillance par caméras », comme il l’a expliqué lors d’une conférence de presse lundi 4 mars. 

Ghosn crie son « innocence »

D’un point de vue juridique, rien n’empêche le parquet de Tokyo de détenir Carlos Ghosn tout en respectant techniquement la décision de justice. En effet, il leur suffirait d’ouvrir une autre enquête avec d’autres chefs d’inculpations comme cela a été fait fin décembre 2018. 

Nissan, à l’origine des poursuites judiciaires qui touchent Carlos Ghosn n’a pas souhaité s’exprimer, tout juste le groupe a-t-il publié un communiqué : « Nissan ne joue aucun rôle dans les décisions prises par les tribunaux ni les procureurs et n’est donc pas en position de commenter ». De plus, le groupe affirme que les investigations menées chez Nissan feraient émerger de nouveaux faits notamment « contraire à l’éthique ».

Comme depuis le début de l’affaire, Carlos Ghosn continue de clamer son innocence. Il affirme aussi être « victime d’un complot » lancé par l’ancien membre de la super-alliance automobile, Nissan. Selon lui, ils redoutaient un projet de rapprochement avec Renault pouvant aller jusqu’à la fusion. Ce qu’a toujours refusé le groupe automobilie nippon. 

Selon BFMTV et plusieurs autres médias japonais, Carlos Ghosn n’a pas pu réunir les fonds nécessaires à sa libération, au soir du 5 mars, du fait des horaires d’ouvertures des banques. Sa libération interviendra au plus tôt mercredi dans la journée.