Emiliano Sala : "probables débris" retrouvés, les recherches relancées

Emiliano Sala : "probables débris" retrouvés, les recherches relancées

Mercredi 30 janvier, l’AAIB a annoncé la découverte sur une plage du Cotentin de débris qui pourraient appartenir à l’avion disparu d’Emiliano Sala. Les autorités de Guernesey, en charge des recherches, avaient abandonné les opérations jeudi 24 janvier.

« Une partie des coussins d’un des sièges » de l’avion, ont été retrouvés. Il est « probable » qu’elle  appartienne à l’avion porté disparu. Une annonce d’abord de la presse britannique mais confirmée très vite par l’équivalent du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) au Royaume Uni, l’AAIB (Air Accidents Investigation Branch). 

Le BEA, en charge de l’ensemble des investigations de ce type sur le territoire français, ou impliquant d’une manière ou d’une autre la France, a ainsi informé l’agence britannique de cette découverte.

Découverte sur une plage de la Manche

Cette découverte est intervenue au matin du 28 janvier sur une plage de Surtainville. Une commune d’un tout petit peu plus de 1 100 habitants, située à l’ouest de Cherbourg. En réalité, le village n’est pas très éloignée de l’île de Guernesey. Moins de 60 km, à vol d’oiseau séparent la commune maritime français de l’île anglo-normande. 

Quoiqu’il en soit, les enquêteurs anglais restent à la manoeuvre des opérations, les Français, eux, continueront à apporter un appui et un soutien technologique. Pour l’heure, les spécialistes des crash aériens français, essaient de retracer le parcours possible des débris retrouvés.

Un sonar mobilisé et une association avec les autres opérations

Les enquêteurs de l’AAIB sont parfaitement conscients que d’autres recherches sont organisées actuellement. En effet, après la fin de la première session de recherches, la famille d’E. Sala avait lancé ses propres opérations. La famille a aussi engagé un chasseur d’épaves, David Mearns pour tenter de retrouver les restes de l’avion.

En France, aucune action judiciaire n’est lancée pour le moment. Aux journalistes de BFMTV, le procureur de Cherbourg a démenti les informations du journal Le Point qui affirme le contraire. Pour cela le magistrat rappelle qu’aucun aspect de l’affaire « permet d’ouvrir une enquête » : les victimes ne sont pas de nationalité française, le crash a eu lieu dans les eaux britanniques, l’avion est immatriculé aux Etats-Unis.

Dans tous les cas, les zones d’ombres sont encore nombreuses sur l’avion qui transportait Emiliano Sala. A propos du pilote inexpérimenté de l’avion, du modèle de l’avion (un monomoteur)…En effet, les conditions météorologiques étaient très mauvaises le soir du vol et l’avion : mauvaise visibilité, pluie verglaçante. L’enquête britannique devrait durer près d’un an pour lever toutes ces inconnues.