Le cannabis à usage thérapeutique : peut-être pour demain ?

Le cannabis à usage thérapeutique : peut-être pour demain ?

Demain, votre médecin pourrait vous prescrire du cannabis pour soulager certaines de vos douleurs. C’est en tout cas ce que préconise un groupe d’expert mandaté par l’Agence national du médicament dans un rapport. 

C’est déjà le cas dans 22 pays européens. Le cannabis à usage thérapeutique est autorisé et utilisé chez nos voisins allemands ou italiens par exemple.

C’est un comité d’experts indépendants, mis en place par l’Agence française de sécurité du médicament qui le dit. Pour eux, il serait « pertinent d’autoriser l’usage du cannabis à visée thérapeutique ». Petite précision, pas pour tous le monde et toutes maladies. La liste des cas éligibles devant encore être établie.

Les maladies telles que la sclérose en plaques ou plus globalement dans le cadre de soins palliatifs seront probablement concernées. Pour le moment, le groupe d’expert à simplement données ces indications : des « douleurs réfractaires aux thérapies accessibles » ou encore « certaines formes d’épilepsies« , « des soins de support en oncologie » (cancers), des « situations palliatives » et les contractions musculaires affectant les malades de sclérose en plaques.

A noter que la ministre de la Santé Agnès Buzyn, interrogée sur le sujet, y est aussi plutôt favorable. Elle affirme que cela serait un « plus » pour quelque 300 000 patients en souffrance.

Une chose connue déjà : il ne sera pas à fumer

Compte tenu du caractère trop dangereux de la fumée, trop toxique pour les poumons, la « voie d’administration fumée » est totalement exclue. En revanche, le comité d’expert appelle dans son avis à procéder à « une évolution » de la loi sur le cannabis.

Les techniques d’administrations possibles sont encore nombreuses à ce stade. La voie orale sous forme de gélules ou de tisanes comme la voie respiratoire sous forme de « vapotage » est envisageable pour le moment.

Ce qui est sûr, c’est que si la législation devait changer, les patients ne pourrait pas – dans la situation la plus rapide – s’en voir prescrit avant la fin de l’année prochaine.

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