Primark à Toulouse : comment l’ont vécu les commerçants voisins ?

Primark à Toulouse : comment l’ont vécu les commerçants voisins ?

Le samedi 17 novembre, cela faisait un mois que l’enseigne Primark avait ouvert ses portes à Toulouse. Rencontre avec les commerçants de la rue. Ceux situés juste à côté du nouveau point de vente de la marque irlandaise. L’occasion de faire un premier bilan après l’ouverture du point de vente.

“Ca fait du bien de voir ce grand bâtiment occupé, enfin !” nous confie le responsable d’un magasin d’alimentation du terroir. Les réponses sont assez unanime : “on voit plus de monde dans la rue !”.

Primark a choisi la rue de Rémusat pour s’installer à Toulouse. Située juste à côté de la rue d’Alsace Lorraine à deux pas du Capitole de Toulouse. Un mois après l’ouverture du magasin, les commerçants ont accepté de revenir sur les premiers jours d’ouverture de leur voisin.

Une nouveau souffle dans la rue

Ce qui revient chez les commerçants c’est justement le renouvellement apporté par l’enseigne. Le bâtiment était inoccupé depuis de longue année avant l’arrivée de la marque. “Les toulousains commençait de plus en plus à éviter cette rue”. La fréquentation de la rue était pour certains sur la pente descendante. De la kiosquière du bout de la rue jusqu’au vendeur de foie gras, ils sont tous d’accord : “on a eu un regain de trafic dans la rue”.

Mais selon eux l’arrivé d’un grand magasin ne les a pas déstabilisé pour autant. Pour les petites boutiques comme “Club Marine” ou “L’Homme moderne” aucun changement sur leurs chiffres d’affaire. “On a pas la même clientèle” avouent-ils. Pour la gérante de “Club Marine” c’est encore plus simple : “moi je m’en fiche, je n’ai pas eu d’effet négatif ou positif”. Que Primark soit là ou non il n’y aucun changement pour elle. Autre argument que les commerçants avancent pour ce “non-changement” : “Eux, ils font de la vente de débit, nous de la vente-conseil, c’est différent.”

Les petites boutiques ont aujourd’hui encore leur clients habituels. Ceux qui savent ce qu’ils viennent chercher.

Pour finir, tous les commerçants s’accordent aussi sur l’ambiance dans la rue. L’ouverture de Primark a réintroduit de “la vie dans le quartier”.

Dans le kiosque presse juste à côté du grand boulevard d’Arcole c’est le même constat : il faut s’habituer à la nouvelle clientèle qui arrive ». Les petites boutiques ont aujourd’hui encore leur clients habituels. Ceux qui savent ce qu’ils viennent chercher.

“Il est encore un peu tôt pour un vrai bilan”

Le responsable du point de vente de la maison Samaran, spécialisé dans les produits de terroir n’est lui encore sûr de rien : “il faut attendre les six mois je pense au moins”. La boutique ayant une offre snacking il nous confie que les journées sont assez différentes. “Un jour on peut tout vendre et le lendemain quasiment rien…C’est assez compliqué.” Pour l’heure, ce sont surtout les boutiques liées à l’alimentaire qui voient des changements dans leur fréquentation.

Il l’avoue, lui et son patron s’attendait à mieux. Il fini même par dire que si cela ne décolle pas plus franchement, sa direction pourrait décider de déplacer le magasin. En effet, l’arrivée de Primark était connue de tous et depuis longtemps. Presque 3 ans. Une longue attente comme le montre certaines réactions sur les réseaux sociaux :

Quand on l’interroge sur les raisons qui ont retardé l’ouverture il est sans langue de bois : “on a dû leur mettre des bâtons dans les roues”. Pour lui ce sont surtout les riverains qui s’opposait à Primark. Pas les commerçants.

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