#SérieBenalla : au commencement, le 1er-Mai, partie 2

#SérieBenalla : au commencement, le 1er-Mai, partie 2

Mediapart publiant une nouvelle vidéo sur des faits au Jardin des plantes plus tôt dans la journée – © Mediapart

Depuis les révélations du journal Le Monde, le 18 juillet 2018, on ne compte plus les rebondissements dans l’affaire Benalla. Les révélations de Mediapart ont amené Alexandre Benalla en détention provisoire le 19 février 2019.

Deuxième épisode de la série sur l’Affaire Benalla. 

Ce n’est que le 27 juillet 2018 qu’un nouveau épisode apparait dans ce qui devient l’affaire Benalla. Dans un article de Libération, publié le lendemain, on apprend que les deux fameux protagonistes de l’affaire – Alexandre Benella et Vincent Crase – ont été impliqué dans l’interpellation d’un autre manifestant en marge des protestations du 1er-Mai.

Lire aussi : #SérieBenalla : au commencement, le 1er-Mai, partie 1

Une autre affaire deux heures plus tôt

Cette fois-ci, aux alentours de 16h, dans le Jardin des plantes de Paris, un détachement de CRS est présent et font face à des casseurs qui jettent des projectiles sur les forces de l’ordre. 

Dans son article, Libération dévoile une vidéo où l’on voit très clairement les deux protagonistes de l’affaire s’occuper d’un manifestant et l’encadrent physiquement. Aussi, au fil d’un témoignage diffusé par le journal, on apprend que la femme concernée par l’arrestation faite par Benalla et Crase, a été violente et qu’il l’ont « plaquée sur le sable » en la ceinturant. 

Le 1er août, une nouvelle photo sort et montre une nouvelle action de la part d’Alexandre Benalla et Vincent Crase

Un statut d’observateur mais avec de l’action

Le problème avec cette deuxième révélation, c’est qu’elle met à mal la justification officielle de la présence de Benalla et Crase sur les manifestations. 

Depuis le début, les autorités – préfecture, ministères et la présidence, affirment que les deux hommes étaient présent en tant qu’observateur. Alexandre Benalla en aurait fait la demande depuis plusieurs semaines. 

On apprendra par la suite, avec le rapport de l’enquête de l’IGPN que Benalla avait émis le souhait « d’assister à un service d’ordre à l’occasion d’un évèvenement de voie publique de grande ampleur ». C’est alors que le 26 mars 2018, selon les dires d’Alexandre Benalla, que Laurent Simonin, chef-adjoint de l’état-major de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police, lui envoie un SMS l’invitant à venir sur les manifestations du 1er-Mai.

C’est juste après la révélation de l’affaire par Le Monde, que les éléments se déchaînent au sommet de l’Etat, avec la divulgation de la part de trois policiers de la préfecture de police de Paris d’images de vidéo-surveillance sur la place concernée à Alexandre Benalla. 

On assiste alors à la suite de l’affaire et surtout au début du volet politique de celle-ci.

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