#SérieBenalla : épisode 4, les aventures russes

#SérieBenalla : épisode 4, les aventures russes

Depuis les révélations du journal Le Monde, le 18 juillet 2018, on ne compte plus les rebondissements dans l’affaire Benalla. Son placement en détention, le dernier en date.

Ce n’est qu’en septembre 2018 qu’Alexandre Benalla est entendu par les sénateurs au cours d’une audition parlementaire.

En parallèle, Vincent Crase est aussi entendu en septembre. Les deux hommes seront à nouveau interrogés par la commission des lois en janvier 2019. C’est après cette deuxième audition que Mediapart publie une enquête de plusieurs mois. 

Mediapart relance l’affaire

Le 31 janvier 2019, après plusieurs mois d’enquête, Mediapart publie sur son site internet de nouvelles révélations. Des révélations sur de vastes contrat russes auxquels Alexandre Benalla aurait activement participé à son élaboration. 

Déjà en décembre 2018, le journal avait découvert que Vincent Crase était impliqué dans l’élaboration d’un contrat de protection d’un oligarque russe. Ils annoncent que le 28 juin 2018, le gendarme réserviste a reçu un paiement de 300 000 euros. Une somme versée par Iskander Makhmudov, un ami de Vladimir Poutine. Une partie des fonds avait alors été transféré à une société du nom de « Velours » qui pendant deux ans avaient employé Alexandre Benalla. Ce premier contrat avait été conclu pour la protection de l’homme russe et plus particulièrement ses propriétés en France et à Monaco. 

L’éclatement de l’affaire du 1er-Mai fait peur au sous-traitant Velours par la société Mars – créée par Vincent Crase mais selon Mediapart gérée de fait par Benalla. Les deux hommes décident vite de transférér la sous-traitance du contrat à une autre société. Le 16 octobre 2018, la société France Close Protection est créée, le gérant est Yoann Petit déjà au fait du contrat. Une plus value de 700 000 euros est générée

Benalla dément formellement

En novembre, le nom d’Alexandre Benalla refait surface dans la nouvelle entreprise. Il est embauché et chargé d’une mission « confidentielle » : il reçoit 12 474 euros. Lorsqu’un second contrat est conclu le 2 décembre, il reçoit une partie des recettes d’un contrat de 980 000 euros.  

Problème, lorsque Benalla est entendu par le Sénat il dément formellement avoir « contribué à la négociation ou même à la conclusion » du contrat. Une déclaration sous serment. 

Le 31 janvier 2019, Mediapart met à mal cette version. Au cours d’une longue enquête, en même temps que la publication des enregistrements. Le 7 février, on apprend que le parquet national financier a décidé d’enquêter sur des faits de « corruption ». 

Pour ainsi dire, Iskander Makhmudov ne semble pas être très recommandable. Il appartenait dans plusieurs enquêtes criminelles dans toute l’Europe. Par exemple en Espagne sur des activités criminelle organisées russes dans laquelle il est mis en examen pour « blanchiment de capitaux » et « association illicite » avec un groupe criminel. 

Avec la deuxième affaire, la quasi totalité des observateurs politiques pensent que l’on atteint alors un sommet. Peut être pas, lorsque l’on évoque l’épisode des passeports diplomatiques. Nouvel épisode de la #SérieBenalla.